J’ai eu la chance d’interviewer Eugénie Angot. Entre deux compétitions, elle a accepté de répondre à vos questions (que vous aviez posées sur le blog). C’est vraiment une cavalière, qui mène avec énergie et simplicité une carrière de haut niveau. Une femme moderne, qui vit sa passion de l’équitation, en famille avec son mari Cédric et ses enfants, un vrai modèle pour toutes les jeunes cavalières qui rêvent de ce métier !

Mission Equitation : Quelles études avez-vous faites pour devenir cavalière professionnelle ?
Eugénie Angot : Je n’ai fait aucune étude particulière, d’ailleurs il n’y a pas de formation académique pour devenir cavalière de CSO.
ME : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans une carrière comme la vôtre ?
EA : Le mieux est de travailler avec un cavalier que l’on admire , pour qu’il faut entraîne. Pour moi, c’est Bertrand Balanda qui fut mon maître.
ME : Pourquoi avoir commencer l’équitation si jeune ?
EA : Par passion ! J’ai commencé par le poney.
ME : Le fait de commencer l’équitation si tôt est-ce un atout pour devenir cavalière professionnelle ?
EA : C’est important de commencer jeune pour acquérir de bonnes bases. De plus, c’est bien de commencer jeune pour baigner dans l’univers.
ME : Avec combien de chevaux vous entraînez-vous ?
EA : J’ai actuellement 15 à 20 chevaux, que j’entraîne tous les jours. Heureusement je ne suis pas seule, j’ai une équipe qui travaille avec moi : mon mari, lui aussi cavalier professionnel et des palefreniers. Mais j’ai seulement deux chevaux qui tournent en concours de haut niveau : Cigale du Tailly et Illosta Dark. J’ai aussi beaucoup de jeunes chevaux, que je dresse et que j’entraîne ; mais il faut attendre 10 ans pour qu’un cheval soit à maturité pour la compétition de haut niveau.
ME : Comment s’organise une semaine type d’entraînement pour une compétition ?
EA : Les concours ont lieu sur 3 jours du vendredi au dimanche, alors la semaine est courte pour se préparer ! Lundi, mardi, je fais une séance de travail sur plat, un grand trotting et une épreuve d’obstacle. Le jeudi, on part pour le concours.
ME : Quels entraînements faites-vous pratiquer aux chevaux ?
EA : Je privilégie le dressage (travail sur le plat) et la condition physique (entraînement en forêt) mais je fais peu de saut.
ME : Que faites-vous en dehors de la compétition ?
EA : Comme beaucoup de cavaliers professionnels, je dois aussi faire des boulots plus alimentaires : donner des cours, prendre des chevaux en pension et vendre des chevaux.
ME : Quelle est votre dernière victoire ?
EA : Le CSIO de Calgary en septembre 2006, c’est un concours *****.
ME : Quelle est la prochaine compétition à laquelle vous participerez ?
EA : Le concours hippique international de Paris, au salon du cheval.
ME : Bonne chance Eugénie pour le jumping de Paris. On sera tous là pour vous encourager ! Chers blogeurs et blogeuses, si vous avez d'autres questions, vous pouvez les laisser en com'.
Posté par : ANNE